(Source: submale1955)

cnirvana:

Sideways

cnirvana:

Sideways

… dans une pièce, je rencontre ou bien on me signale une fille que je connais un peu. Elle peint sur parchemin, ou grave sur pierre des fins de poèmes. Les premiers vers sont déjà présents sur le support et cette fille propose au client de finir le poème avec lui. Elle imite aussi des calligraphies compliquées avec talent.
Je me sens peu concerné par la poésie et bien plus par la fille que je redécouvre : elle est belle, brune aux cheveux longs, au visage harmonieux. Je côtoyais cette fille mais n’avais pas conscience de sa beauté. Pendant qu’elle travaille et commente ce qu’elle fait, je me rapproche d’elle progressivement, me colle à son dos, enfouis avec plaisir mon visage dans ses cheveux, contre sa joue. Elle ne me repousse pas, je sens que je tombe amoureux, c’est un pur moment de bonheur…
…après une réunion je descends avec F (a) au bar d’un établissement de notre groupe. J’y croise M- (Cl) de manière inattendue. C’est M- (Cl) mais son physique n’est pas celui de M- (Cl) : c’est une grande jeune femme aux formes sexy, mais à la mâchoire un peu disgracieuse, lui donnant un aspect un peu chevalin. Je me fends d’une déclaration un peu solennelle en la présentant à F (a) :
- il y a peu de femmes qui comptent dans ma vie ; M- (Cl) en fait partie

Andrea Beloff, On a breezy day.

Incipits

15 A la fin du XXe siècle, le jeune Montano, qui venait de publier son dangereux roman sur le cas énigmatique des écrivains qui renoncent à écrire, s’est retrouvé emprisonné dans les rets de sa propre fiction et transformé en un auteur qui, malgré son inclination compulsive pour l’écriture, s’est retrouvé complètement bloqué, paralysé, changé en agraphe tragique.

Enrique Vila-Matas, Le mal de Montano.

Dimitri Planchon.

Dimitri Planchon.

Sabine Azema, dans Le voyage aux Pyrénées, évoque Abdel, son premier amoureux qu’elle cite :
- il disait « L’art est la preuve que la vie ne suffit. pas ».
- un artiste ton Abdel !
lui répond Jean-Pierre Darroussin.
Un usurpateur, ajouterais-je, car la citation exacte est signée Fernando Pessoa :
« La littérature est la preuve que la vie ne suffit pas. »

Pentimento, Frans Zwartjesr.

Pentimento, Frans Zwartjesr.

“Tennis. Ils se retrouvent devant les courts. Il arrive en avance et se tient près de la clôture, occupé à faire pivoter dans l’herbe sa raquette, la baguette magique Wilson, dans un sens puis dans l’autre, comme s’il ne s’agissait pas de l’attribut de l’activité, de l’étalon de la prouesse athlétique, d’un élément d’équipement sportif, mais du plus moderne des fouets, du dernier fétiche en date pour rejouer la vieille relation impériale du propriétaire avec sa pelouse : une débroussailleuse.”
A. M. Holmes, La fin d’Alice.